La situation se tend. Depuis la fermeture du détroit d'Ormuz, annoncée vendredi dernier par les autorités iraniennes, c'est toute la chaîne d'approvisionnement mondial du logiciel libre qui vacille. Selon nos informations, pas moins de 47 000 ISO d'Ubuntu 24.04 LTS seraient actuellement immobilisées à bord du porte-conteneurs MV Penguin of the Seas, en rade du golfe Persique, dans l'impossibilité d'atteindre les miroirs de téléchargement européens.
"On a toujours su que le modèle open source était fragile. Le jour où le pétrole coûte cher, les bits coûtent cher aussi. C'est de la physique quantique, en gros." — Gérard Moulinex, analyste senior chez Cabinet Conseil & Associés (cabinet fictif)
Canonical, l'entreprise éditrice d'Ubuntu, aurait convoqué une réunion d'urgence dimanche soir pour évoquer "l'impact désastreux et inévitable" de la fermeture du détroit sur ses coûts de distribution. Selon une source interne que nous avons compilée, la direction envisagerait d'introduire un "supplément géopolitique" de 4,99 € par téléchargement, avec un tarif préférentiel de 3,49 € pour les membres du programme Ubuntu Pro qui acceptent de télécharger leur ISO entre 3h et 5h du matin.
Du côté de Debian, la situation serait encore plus préoccupante. Le projet, réputé pour son modèle entièrement bénévole et gratuit depuis 1993, aurait tenu un vote express parmi ses 1 200 développeurs actifs. La proposition d'un abonnement mensuel à 6,99 € baptisé "Debian +" — incluant un accès prioritaire aux mises à jour de sécurité et un emoji pingouin personnalisé — aurait recueilli 3 votes pour, 1 196 votes contre, et un vote blanc libellé "vous plaisantez j'espère".
📦 Les distributions les plus touchées par la crise
- Ubuntu 24.04 LTS — 47 000 ISOs bloquées. Canonical parle d'un "préjudice moral considérable"
- Linux Mint — La menthe pousse en Iran, le lien est évident pour les experts
- Arch Linux — Ses utilisateurs ont déjà recompilé le détroit d'Ormuz depuis les sources
- Fedora — Red Hat envisage de renommer la distribution "Fedora Gulf Edition" pour "surfer sur l'actu"
- Gentoo — Pas impacté. Ses utilisateurs compilent encore la version de 2019
L'inquiétude gagne également les rangs de la Fondation Linux, dont le président aurait déclaré dans un communiqué — que nous n'avons pas vérifié car il n'existe pas — que "le noyau Linux lui-même pourrait être affecté si la situation perdurait", ajoutant que "Linus Torvalds avait d'ailleurs été aperçu en train de vérifier les prix des billets d'avion pour Oman".
"On peut contourner le détroit par le cap de Bonne-Espérance, mais ça rallonge le délai de téléchargement de 3 semaines. Sur une connexion fibre, ça commence à se sentir." — Commandant Patrick Ethernet, Marine marchande numérique (organisme fictif)
Les utilisateurs de Windows, contactés pour réaction, ont indiqué qu'ils ne voyaient pas "en quoi ça les concernait" et ont demandé ce qu'était Linux. Microsoft a pour sa part publié un communiqué sobre et mesuré : "Nous comprenons la souffrance des familles de linuxiens en cette période difficile et proposons une migration vers Windows 11 à seulement 139 €, frais de port offerts."
À l'heure où nous bouclons cet article, des négociations seraient en cours entre la Fondation Linux et plusieurs puissances régionales pour obtenir un corridor humanitaire numérique permettant le transit des ISOs et des paquets .deb jugés "essentiels à la vie civile". La question de savoir si vim ou nano constitue un "bien de première nécessité" ferait encore l'objet de vifs débats.